La belle histoire de princesse Sarah

Publié le par lecoledufresnecamillyvivra

L’histoire qui suit se déroule il y a fort fort longtemps dans un royaume fort fort lointain.

 

En ces temps reculés, le royaume dans lequel rayonnait la princesse Sarah, fille du roi en charge de résoudre les petits problèmes du peuple, connaissait des difficultés passagères, les monastères dans lesquels les gueux déposaient d’ordinaire leurs enfants pour pouvoir aller travailler aux champs n’étaient plus en mesure de remplir leur fonction : en effet ils étaient tantôt bondés et les pauvres gamins devaient alors effectuer leur pause sommeil à proximité des latrines, ou alors ils étaient trop petits et l’on avait dû ajouter une cabane en paille en guise d’extension, ou bien encore ils étaient en voie de désertification car les seigneurs dont ils relevaient avaient boutés tous ces manants et leur progéniture loin de leurs terres.

 

Les misérables commençaient donc à se révolter, ils demandaient que l’on trouve une curation à tous ces problèmes ! Lassés de verser à fonds perdus une dîme aux puissants de ce royaume, ces va-nu-pieds menaçaient de se munir de leur fourche et de monter ainsi appareillés au château. L’heure était grave.

 

Princesse Sarah reçut donc pour mission de la part du grand druide de ce royaume d’aller s’enquérir de l’état de la situation auprès des seigneurs des différentes terres de ce pays : la terre du Sud, la terre du Centre et la terre du Nord. Elle enfourcha donc son fidèle destrier pour aller rendre visite à ces nobles sires. Le périple fût long et laborieux. Les chemins étaient crotteux, en particulier sur la terre du Nord.

 

De ces rencontres avec l’ensemble des seigneurs de ces terres très fertiles, Sarah découvrit que la situation était encore plus grave qu’elle ne l’avait imaginé et que ne pensaient les miséreux pour qui la coupe était pleine. Toutes ces années de dilettantisme de la part du druide et de sa tribu avait entraîné un pourrissement de la situation à un point tel qu’il était désormais impossible de révéler la vérité à ces crève-la-faim.

 

La crainte d’être ficher en pal poussa le druide et la belle princesse a échafauder un plan somme toute assez grossier mais qui suffirait largement à tromper ces indigents : on allait convoquer leurs émissaires dans une des salles du château et leur servir une soupe tellement indigeste qu’ils auraient bien du mal par la suite à expliquer à leurs congénères de quoi il retournait.

 

Convocation fut donc faite. On envoya des éclaireurs sur les chaussées du royaume avertir les représentants de ces coquins du lieu et de la date de l’audience. Le périple fut long et pénible pour ces mandigots qui n’avaient pas le droit d’emprunter les chaussées défoncées de ce fief. Ils arrivèrent transis au château et se rendirent directement dans la salle qu’on leur indiqua pensant se réchauffer autour d’un âtre salvateur. Que nenni ! La salle était gelée, la froidure avait envahi ce lieu. Ils devraient s’en contenter.

 

L’audience commença donc. Princesse Sarah prit la parole et intima l’ordre à ces malheureux de ne pas l’interrompre : la chose était trop grave pour qu’elle risque d’en perdre le fil. A ces nécessiteux qui étaient venus comprendre pourquoi les monastères qui fonctionnaient si bien auparavant, avant que le druide et sa bande de coquins ne décident de s’en occuper, Princesse Sarah expliqua donc pendant de longues heures que les femmes du royaume n’étaient pas assez fertiles, que le travail au champ était éreintant pour la populace de 15 à 64 ans, que les bicoques de ce royaume valait maintenant 2 sacs d’or contre 1 auparavant ce qui empêchait les seigneurs d’en construire de nouvelles, que le taux de variation du prix des bicoques était élevé une année, faible l’année d’après, puis à nouveau élevé l’année suivante, ce qui n’aidait pas les seigneurs à trouver le moment le plus judicieux pour investir dans de tels abris, que le solde du nombre de baraques qui se montaient était plus important dans la terre du Sud que dans la terre du Nord, ce qui n’aidait pas les seigneurs de ce royaume à savoir comment répartir les moyens, que la moyenne d’age des enfants de moins de 25ans était d’environ 8ans, …… La litanie de lieux communs sur leurs conditions de vie s’éternisa si longtemps que nombre de ces pouilleux s’endormirent avant le bouquet final : de toute façon les terres de ce royaume était les plus fertiles de cette contrée alors, maintenant que les seigneurs de ces terres avait posé leur demeure sur un lopin de ces champs, il n’était plus question de consacrer d’avantage de surface agricole au logement de malandrins.

 

De tout il fut question ! A l’exception de propositions concrètes de solutions qui auraient permis à ces Jacques d’espérer que l’apprentissage de leurs mioches se déroulerait dans les meilleures conditions pendant qu’ils trimaient au champ. Ils rentrèrent donc tout penauds dans leurs gourbis bien en mal d’expliquer à leurs semblables ce qu’on leur avait raconté.

 

Le stratagème du druide malveillant avait parfaitement fonctionné ! Il allait pouvoir continuer tranquillement avec sa bande de fripouilles à thésauriser cette dîme qui le faisant tant rêver en en dépensant en retour le moins possible pour les rejetons de ces traîne-misère….

 

 

 

 

 

A suivre

 

 

 

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Claire 05/04/2011 18:51



... le druide et la princesse Sarah se marièrent et eurent... beaucoup d'écus !!!!