Réunion publique du 8 avril 2010 - Compte-rendu

Publié le par lecoledufresnecamillyvivra.over-blog.com

      tm

 

 

Le jeudi 8 avril 2010, en la salle des fêtes du Fresne-Camilly, s’est tenu une réunion publique, organisée par la communauté de communes, dont le thème était l’avenir de l’école de ce village, en présence de :

Mr François Chenal, inspecteur de la circonscription de Caen-Ouest,

- Mme Catherine LeChevalier, vice-présidente de la commission scolaire de la communauté de commune,

- Mr Loic Cavelec, maire de Bretteville-l’Orgeuilleuse,

- Les élus de la communauté de communes, dont Mme Sarah Iung,

- Monsieur Philippe Dupré, maire du Fresne-Camilly et président de la communauté de communes,

- Mme Nathalie Boutron, élu municipal du Fresne-Camilly, et responsable de la commission «enfance, jeunesse et loisirs » au sein de cette commune,

- Les élus du conseil municipal du Fresne-Camilly (6 à 7 conseillers),

- Les parents des élèves et les habitants du village du Fresne-Camilly (environ 80 personnes)

 Excusé(s) :

-   Mr Gérard Varlet, vice-président de la commission scolaire de la communauté de commune (en raison d’un conseil municipal à Secqueville en Bessin)

 

Les débats qui ont duré un peu plus de 2 heures furent intenses, passionnés, et sont restés courtois dans un désir de tous de bien comprendre la position des uns et des autres.

Est rapporté ci-après une synthèse (forcément incomplète) de la position de chacun, sans interprétation ni commentaire. Nous nous sommes efforcés de nous en tenir aux faits, chaque personne présente ce soir là dans la salle des « fêtes » ayant eu l’occasion de se forger son opinion personnelle. Si d’aventure, les propos rapportés n’étaient pas reconnus par ceux des élus à qui ils sont attribués, ces personnes sont invités à apporter leur(s) rectification(s) en commentaires.


 Préambule :

 Mr le maire du Fresne-Camilly :

-   déclare que le conseil municipal a toujours été – et le restera – défenseur du maintien de l’école du Fresne-Camilly dans ce village,

-   explique que le village du Fresne-Camilly est victime d’une spéculation immobilière devant laquelle il est impuissant,

-   déclare travailler sur le passage d’une parcelle d’un classement "NA" en classement "1NA" - accompagné d’une modification du plan d’occupation des sols et de l’enquête publique associée – en vue de la création au Fresne de logements locatifs notamment (une dizaine)

-   s’engage à ce que ces logements sociaux soient occupés d’ici cinq années,


 Débats :

 Mr l’inspecteur de la circonscription Caen-Ouest : 

- se présente et présente ses fonctions au sein de l’éducation nationale ;

- explique que, à l’issue de la dernière réunion du Conseil Départemental de l’Education National (CDEN) - début avril 2010 - l’inspecteur d’académie a pris la décision de la fermeture de l’une des quatre classes du Fresne, faute d’un effectif suffisant ;

- reconnaît néanmoins que cette position n’est pas ferme et pourrait être revue si le nombre d’inscriptions d’enfants à l’école du Fresne-Camilly était supérieur aux prévisions du rectorat (10 à 15 enfants en nombre supérieur à l’estimation établie engendrerait l’abandon de la fermeture de la classe) ;

- explique que la position du ministère de l’éducation nationale est de « répartir équitablement les moyens », notamment en « affectant des enseignants à l’endroit où il y  a des élèves » ;

- explique que « à 30 élèves par classe, l’éducation nationale reconnaît qu’un enseignement de qualité est assuré aux élèves » ;

- explique que la « qualité et la taille des locaux sont des éléments qui rentrent en ligne de compte dans l’appréciation par le rectorat de la capacité d'une école à recevoir des élèves » ;

- explique qu’il n’est pas envisageable que chaque élève de la communauté de communes dispose « d’une école à 50 mètres de son pavillon » et qu’il est admis qu’une école « accessible » est acceptable ;

- explique que « l’abandon des petites structures au profit des plus grosses permet notamment aux élèves en difficulté de bénéficier d’éducateurs spécialisés »

 

Mme la vice-présidente de la commission scolaire de la communauté de communes, également conseiller municipal de Cairon :

déclare que « les enfants du Fresne qui s’inscriraient à Cairon y seront admis à la rentrée »

reconnaît que la commission scolaire n’avait pas étudié un scénario consistant à permettre aux enfants de maternelle de Secqueville-en-Bessin de s’inscrire à l’école du Fresne-Camilly – en lieu et place de l’école de Bretteville l’Orgueilleuse – dans un triple objectif : faire bénéficier les enfants de Secqueville d’une structure d’accueil reconnue « de qualité » par Monsieur l’inspecteur de la circonscription, alléger les effectifs de maternelle de Bretteville l’Orgueilleuse pour maintenir le nombre d’élèves par classe à un niveau raisonnable, et enfin permettre aux enfants de maternelle du Fresne-Camilly de poursuivre leur scolarité dans l’école de leur village,

déclare en conséquence que toute demande d’inscription d’un enfant de Secqueville à l’école du Fresne sera reçue positivement de sa part, dans le cadre de ses fonctions à la commission scolaire,

ne s’engage pas sur la position des autres élus de la communauté de commune sur la même problématique.

 

Un élu du conseil municipal du Fresne-Camilly :

- suggère que soit organisé une « porte ouverte » à l’école du Fresne-Camilly, un samedi matin par exemple, pour permettre à chaque citoyen de la communauté de communes de se faire sa propre opinion sur les conditions matérielles de réception des enfants à l’école du Fresne. Mr l’inspecteur de circonscription explique alors que si elle est organisée en dehors des heures de classe, l’autorisation ne relève pas de sa compétence mais de celle du maire. Mr le maire du Fresne-Camilly donne alors son accord, en séance, pour que soit organisée cette porte ouverte sous un mois.

 

Mme Sarah Iung, élu de la communauté de commune :

déclare qu’il n’est pas envisageable que les parents choisissent de leur propre chef l’école de leur enfant, sur la base de considérations subjectives, par respect pour le corps enseignant et pour des questions de gestion des flux d’élèves par les responsables de la communauté de communes.

 

Mme la responsable de la commission «enfance, jeunesse et loisirs » de la commune du « Fresne-Camilly »,

reconnaît – avant d’avoir été élu récemment à ce poste par le conseil municipal - avoir agit, en tant que parent d’élève scolarisé au Fresne, et en compagnie d’autres parents d’élèves, auprès des parents d’enfants de Secqueville-en-Bessin pour les convaincre de l’intérêt de tous les enfants de la communauté de commune (du moins des trois communes concernées) d’inscrire leur enfant au Fresne-Camilly ;

reconnaît que cette action menée dans l’urgence a souffert de problèmes de communication, qui ont pu engendrer des incompréhensions du côté du corps enseignant de Bretteville notamment ;

- indique donc qu’elle a eu l’occasion par la suite d’expliquer cette démarche en précisant notamment que seul l’intérêt des enfants de ces communes était la motivation des parents d’élèves du Fresne, et que ni la compétence des enseignants, ni la qualité de l’accueil des enfants dans chacune de ces deux écoles n’ont jamais été remises en question,

déclare qu’elle se tient à la disposition de toute personne qui se poserait encore des questions sur cette démarche pour la lui expliquer,

déclare qu’elle va superviser dans les deux mois qui viennent la concertation avec les parents des enfants de Secqueville scolarisables en maternelle. Les questions du transport des enfants seront prises en compte.

 

Mr le maire de Bretteville-l’Orgeuilleuse :

explique la démarche volontariste de sa commune vis-à-vis de la création de logements sociaux afin d’assurer la pérennité des structures en place dans sa commune,

précise n’avoir jamais eu d’hégémonie à absorber l’ensemble des structures des communes voisines,

 

Le public présent (sans hiérarchie des interventions) :

se manifeste à de nombreuses reprises pour exprimer son attachement à l’école et faire remarquer que celle-ci demeure le dernier lien social fort du village,

s’inquiète que la fermeture d’une classe soit précurseur de la fermeture complète – à court terme – de l’école du Fresne,

se manifeste à de nombreuses reprises pour expliquer que dans l’éventualité d’une intégration des enfants de Secqueville à l’école du Fresne, il n’a jamais été question de contraindre qui que ce soit à intégrer l’école du Fresne plutôt que celle de Bretteville, mais qu’il est simplement demandé que soit laissé aux personnes de Secqueville le choix de l’école dans laquelle il souhaite voir leur enfant évolué, en toute connaissance de cause,

s’inquiète en tant que contribuable de la communauté de communes du surcoût pour les administrés que pourrait représenter éventuellement la nécessité de mettre en place à la rentrée - le cas échéant- une structure d’accueil supplémentaire pour les enfants de la maternelle de Bretteville, alors que, dans le même temps, l’une des classes de l’école du Fresne resterait vide et devrait être entretenue.

s’interroge sur la solidarité de l’ensemble des communes de la communauté de communes vis-à-vis de la commune du Fresne-Camilly, alors que celle-ci traverse une phase transitoire difficile, qui pourrait être résorbée dans 4 à 5 ans grâce à la mise en œuvre de logements sociaux

demande à Mr l’inspecteur d’académie ce qu’il entend par « école accessible ». Fait remarquer alors à Mr l’inspecteur qu’une école située à quelques kilomètres du domicile nécessite l’utilisation d’un véhicule, donc le rejet dans l’atmosphère de dioxyde de Carbone, là ou avant nombres d’élèves et de parents se rendaient à pied ou à vélo en l’école le matin. Fait remarquer que cette position n’est pas en accord avec la position du gouvernement quant aux considérations écologiques.

 

 

Fin de séance :

Prononcée par Mr le président de la communauté de communes, aux alentours de 22h30.

 

Publié dans La position des élus

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